Jeudi dans la nuit.
Cette nuit semble interminable. J'aide mon frère. Aide au sens propre, au niveau des tournures de phrases, des citations et de l'élaboration du plan. Mais surtout une aide morale, un soutien mental par le simple fait de rester à ses cotés en pleine nuit. Le sujet de sa dissertation donne matière à de longs débats mais le droit constitutionnel est bien loin de mes préoccupations ce soir.
Mon rat ; certainement le plus vieux rat de France, 3ans et demie et cela sans compter les mois de sevrage, quand je n'avais pas encore fait son acquisition ; semble souffreteux.
Il est agité d'étranges petits spasmes qui me rappellent les malades souffrant de Parkinson.
Et lui, d'habitude si actif malgré sa récente paralysie des membres inférieurs, reste prostré avec ce regard qui semble m'implorer.
Je finis par le prendre sur moi pour vérifier qu'il va bien. En temps normal, il profiterait de sa liberté pour aller trottiner sur le parquet mais là, c'est à peine s'il bouge, se laissant manipuler tranquillement. Il finit par venir se lover sous mon bras et comme un bébé dans le giron maternel, il s'endort.
Je sais bien qu'il est vieux et que c'est déjà un miracle qu'il ait pu atteindre cet age fort avancé pour un rongeur, mais je ne peux me résoudre à l'idée qu'il pourrait mourir là, tout contre moi ou qu'à mon réveil je trouve son petit corps sans vie.
Alors je le garde contre mon bras, réchauffant son corps agité de tremblements de la chaleur de ma main et mon c½ur est si serré quand je sens ses petites cotes saillantes sous mes doigts et ce corps tout décharné qui se colle à moi.
Je caresse ses poils grisonnants en repensant à son « enfance », lorsqu'il n'était qu'un raton grassouillet détalant au moindre bruit pour venir se cacher dans ma manche, rassuré par mon odeur.
Il y a bien longtemps que j'ai rangé mes tenues bohèmes mais mon rat demeure, garant d'un passé dont j'ai apprécié chaque seconde.
Mon compagnon d'infortune, mon confident fidèle, mon bébé...
Photo: Rue by Benard.
Cette nuit semble interminable. J'aide mon frère. Aide au sens propre, au niveau des tournures de phrases, des citations et de l'élaboration du plan. Mais surtout une aide morale, un soutien mental par le simple fait de rester à ses cotés en pleine nuit. Le sujet de sa dissertation donne matière à de longs débats mais le droit constitutionnel est bien loin de mes préoccupations ce soir.
Mon rat ; certainement le plus vieux rat de France, 3ans et demie et cela sans compter les mois de sevrage, quand je n'avais pas encore fait son acquisition ; semble souffreteux.
Il est agité d'étranges petits spasmes qui me rappellent les malades souffrant de Parkinson.
Et lui, d'habitude si actif malgré sa récente paralysie des membres inférieurs, reste prostré avec ce regard qui semble m'implorer.
Je finis par le prendre sur moi pour vérifier qu'il va bien. En temps normal, il profiterait de sa liberté pour aller trottiner sur le parquet mais là, c'est à peine s'il bouge, se laissant manipuler tranquillement. Il finit par venir se lover sous mon bras et comme un bébé dans le giron maternel, il s'endort.
Je sais bien qu'il est vieux et que c'est déjà un miracle qu'il ait pu atteindre cet age fort avancé pour un rongeur, mais je ne peux me résoudre à l'idée qu'il pourrait mourir là, tout contre moi ou qu'à mon réveil je trouve son petit corps sans vie.
Alors je le garde contre mon bras, réchauffant son corps agité de tremblements de la chaleur de ma main et mon c½ur est si serré quand je sens ses petites cotes saillantes sous mes doigts et ce corps tout décharné qui se colle à moi.
Je caresse ses poils grisonnants en repensant à son « enfance », lorsqu'il n'était qu'un raton grassouillet détalant au moindre bruit pour venir se cacher dans ma manche, rassuré par mon odeur.
Il y a bien longtemps que j'ai rangé mes tenues bohèmes mais mon rat demeure, garant d'un passé dont j'ai apprécié chaque seconde.
Mon compagnon d'infortune, mon confident fidèle, mon bébé...
Photo: Rue by Benard.
Rjd2 :Ghostwriter.



